La FCPE continue à demander la suspension de la réforme des programmes.

N
ous reproduisons ci-dessous l'appel lancé, à l’initiative d’Antoine Prost, par le CRAP-Cahiers pédagogiques :

"Le 28 mai, Antoine Prost lançait dans Le Monde comme historien de l’Education un vigoureux appel contre ce qu’il appelait un « Munich pédagogique » : dans un lâche consentement, tout le monde semblait accepter la réduction à moins de 140 du nombre de jours de classe à l’école primaire. Il nous a proposé de mettre en place sur notre site un appel à signatures, destiné à tous ceux qui, à côté d’autres protestations peut-être, ne veulent pas cautionner une mesure démagogique et contraire à la réussite scolaire. Alors que le dispositif décidé par le ministère n’est qu’un amer trompe l’œil et que la rentrée prochaine se prépare dans la confusion générale, il faut nous faire entendre en exigeant l’annulation de cette mesure et une vraie concertation sur le volume et l’organisation du temps scolaire."

- voir la pétition

Pour en savoir plus : un article de Claude Lelièvre, historien de l'éducation

Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 13:39

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Parents et enfants, nous étions près d'une centaine au rendez-vous hier autour du barbecue organisé par la FCPE Villecresnes... les enfants ont profité du stade et des jeux mis à leur disposition, les parents ont pu échanger dans une ambiance détendue... même le soleil a fait une apparition !

A la demande générale, la FCPE proposera d'autres moments de rencontres entre parents à compter de la rentrée.

Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 10:59

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...pour éviter un réveil douloureux !

nouvelle initiative contre la réforme Darcos, dans la bonne humeur, un peu partout en France... la Nuit des écoles le 13 juin prochain

la mobilisation des enseignants contre la réforme des programmes continue : pour savoir pourquoi, consulter l'avis d'enseignants qui comparent les programmes 2002 et les programmes 2008.
Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 12:03

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Note d'information de la FCPE - 30 mai 2008

Nous continuons, dans cette note d’information, l’analyse des changements qui auront lieu à la rentrée 2008 à l’école primaire. Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver l’intégralité de nos analyses, ainsi qu’un ensemble de ressources documentaires sur notre site http://www.fcpe.asso.fr, rubrique « Réforme de l’école primaire 2008 ».

 

Le temps de service des personnels enseignants :

 Textes de référence (ces textes vont être abrogés très prochainement) :

 Décret n° 91-41 du 14 janvier 1991 / Arrêté du 15 janvier 1991 / Circulaire n° 91-012 du 15 janvier 1991

SITUATION ACTUELLE

Sur une base de 36 semaines de cours annuelles :

 

 

CE QUI VA CHANGER

Sur une base de 36 semaines de cours annuelles :

 

 

27 heures hebdomadaires dont 26 heures d’enseignement (en présence des enfants).

 

27 heures hebdomadaires dont 24 heures d’enseignement (en présence des enfants).

Restent 36 heures annuelles  hors présence des enfants :

Restent 108 heures annuelles :

 

- 60 heures consacrées à l’aide personnalisée aux élèves et au temps d’organisation (concertation, mise en commun)

-         18 heures de travaux au sein des équipes pédagogiques  

- 24 heures de travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS (6 heures en plus)

-         12 heures de conférences pédagogiques

- 18 heures de conférences pédagogiques (6 heures en plus).

-         6 heures pour les conseils d’école obligatoires

- 6 heures pour les conseils d’école obligatoires

 

Analyse de la FCPE :

1)      Sur les 72 heures d’enseignement enlevées à tous les élèves, seules 60 heures sont prévues pour l’aide personnalisée aux élèves en difficulté.

Dans ces 60 heures est inclut le « temps d’organisation correspondant ». Les élèves ne bénéficieront donc pas de 60 heures effectives de soutien. La répartition du temps accordé à la concertation et aux enfants n’est pas précisée.

Le nouveau projet de décret prévoit d’ailleurs que « dans le cas où les 60 heures précitées ne peuvent être intégralement mobilisées pour de l’aide personnalisée, elles seront consacrées au renforcement du temps de formation des enseignants hors de la présence des élèves ».

Quels critères présideront à la décision que les 60 heures affectées au soutien ne  peuvent pas être intégralement utilisées ?

 Conclusion : Dans tous les cas, il s’agit bien d’heures de présence des enseignants devant des élèves en difficulté qui disparaîtraient une deuxième fois, alors que le ministre avait annoncé que ces 60 heures devaient être utilisées pour l’aide au soutien des élèves les plus fragiles.

 2) Le temps consacré à recevoir les parents est désormais intégré dans le temps de service des enseignants. Cela ne devra pas nous dispenser d’être très attentifs à la compatibilité des horaires proposés pour ces réunions avec la vie professionnelle et sociale des parents.

3) Rien dans ce texte ne précise la notion de responsabilité pendant ce temps « hors-scolaire ». Quels adultes assureront la responsabilité des enfants bénéficiant du soutien scolaire, avant et après leur prise en charge par les enseignants chargés de ce soutien ? Par exemple en récréation, dans le cas d’organisation de ces soutiens le soir après la classe ou sur le temps du midi.

 

Organisation de la semaine scolaire et de l’aide personnalisée aux élèves en difficulté : quelques pistes de réflexion FCPE

En préalable, la FCPE rappelle son exigence concernant l’aide personnalisée aux enfants en difficulté. Celle ci doit être assurée par des personnels formés à la prise en charge de la difficulté scolaire sur le temps scolaire dans le cadre des Rased.  Néanmoins, dans la conjoncture actuelle imposée par le ministre de l’Education nationale, nous pensons que certaines organisations peuvent être « moins pires » que d’autres : une organisation sur 9 demi-journées à durée réduite (avec classe le mercredi matin). La semaine de quatre jours restant le modèle le moins satisfaisant quant au respect des rythmes de vie et d’apprentissage de l’enfant.

 
-
         Quand ?

- Dans le cadre de journées à durée réduite, l’aide personnalisée pourrait être envisagée après les cours, pendant les activités périscolaires. Les enfants rejoindraient ensuite soit leur domicile, soit les activités périscolaires habituelles. Pourquoi ne pas l’envisager également le matin, avant le début de la classe, avec un horaire d’entrée légèrement plus tardif ? Cette solution implique l’existence d’une possibilité d’accueil du matin pour l’ensemble des enfants.

 - L’option de placer le soutien le midi pourrait être possible avec une pause méridienne rallongée, mais en terme de rythme d’apprentissage, cet horaire ne semble pas judicieux : avant le repas, les enfants ont faim, et après le repas la concentration n’est pas optimale).

 - Il serait intéressant de raisonner en terme d’annualisation de l’aide personnalisée, afin de ménager de vrais temps de travail (par exemple 3 fois 40 minutes) : quel travail peut-on réellement effectuer sur un temps si court (quatre fois ½ heure ?).

 
-
         Comment et avec qui ?

 En concertation avec l’ensemble des acteurs concernés : mairie pour le périscolaire, conseil général pour les transports, acteurs culturels, associatifs, sportifs qui organisent des activités le mercredi matin. Il est nécessaire qu’une véritable réflexion collective se mettre en place entre les acteurs concernés au niveau de chaque commune.

 

Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 07:47

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Le Ministre doit entendre.

 

Depuis maintenant trois mois, des dizaines de milliers de lycéens, de parents d’élèves, d’enseignants, de personnels manifestent leur opposition aux 11 200 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2008 et aux différentes réformes annoncées sans concertation mais avec grand renfort médiatique.

 

Mais le Ministre n’entend pas. Il accuse les uns d’être manipulés, les autres de grévistes rituels, les parents FCPE d’être contre les parents. Bouffons, fainéants, incohérents ne sont pas les qualificatifs dont on affuble ceux avec qui on veut ouvrir un dialogue.

 

Dans leur quasi unanimité, syndicats et associations refusent la mise en cause de la maternelle, la conception passéiste de l’instruction avec des programmes qui considèrent les élèves comme des entonnoirs passifs et soumis.

 

Mais le Président n’écoute pas, méprise et provoque, en annonçant le soir d’énormes manifestions, un projet de loi visant à établir un service minimum en cas de grève…

Oui, la grève représente une gêne pour les parents. Mais oui, le dialogue c’est mieux que la grève.

Mais qui refuse d’écouter ? Qui n’entend rien ? Qui prend le risque de la grève ?

 

Sachez, Monsieur le Ministre, que nul n’est dupe : quand vous parlez d’un service minimum -impossible à réaliser tant d’un point de vue constitutionnel que juridique ou matériel dans les 22 000 communes concernées- nous savons que vous ne cherchez qu’à détourner le débat pour ne pas parler de l’essentiel : l’Education de notre jeunesse !

 

Comment faut-il le dire pour être entendu ?

 

Faut-il un cyclone ? Un tremblement de terre ? Pour que le « marbre » du ministre laisse place à un être humain qui sache écouter ?

 

Des milliers de manifestants disent oui aux réformes, oui aux transformations du système éducatif afin que ce système permette vraiment la réussite de tous les élèves et prépare la société de la connaissance.

 

Des milliers de manifestants disent non à toutes les logiques commerciales qui n’ont pour seuls effets que :la destruction du service public d’éducation, la mise en concurrence des établissements, conséquence de la suppression de la carte scolaire, la perte de 72 heures d’enseignement par an pour tous les enfants de 3 à 12 ans, la surcharge des classes, la disparition programmée des RASED et l’externalisation de l’aide des enfants en difficulté, la suppression des filières, la suppression d’options, la mise en danger des filières professionnelles du BEP au BAC- pro 2ans. A cela s’ajoutent les projets rétrogrades des nouveaux programmes en primaire, le choix des heures supplémentaires, la précarité des moyens et le retour de l’apprentissage junior à 15 ans.

 

Le ministre n’entend ni les oui aux besoins d’une politique ambitieuse pour l’éducation, ni les non aux objectifs idéologiques correspondant à une vision fantasmée du passé, ni les non aux suppressions de poste et à la précarisation des moyens.

 

En toute indépendance, fidèle à ses valeurs fondatrices que sont la laïcité, l’égalité, son attachement à la qualité du service public d’éducation, la FCPE, première fédération de parents d’élèves, forte du soutien de tous les parents qui, encore cette année, ont voté pour elle, demande, en toute légitimité, que le ministre, le gouvernement, le Président de la République entendent enfin l’inquiétude, le désarroi, la colère, et la forte opposition aux méthodes employées et aux textes proposés actuellement.

 

 

Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 07:45

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LE MONDE | 28.05.08 | 14h17  •  Mis à jour le 28.05.08 | 14h17

Une catastrophe est en marche, plus grave que les nouveaux programmes de l'école primaire ou les suppressions de postes qu'on dénonce dans la presse ou dans la rue. Il sera facile, en effet, de revenir sur ces mesures.

La suppression de deux heures de classe dans l'enseignement primaire et la semaine de quatre jours risquent au contraire d'être irréversibles. Et personne ne dit rien ou presque. Le forfait s'accomplit dans l'indifférence générale. Munich s'était accompagné d'un "lâche soulagement". Ce lâche consentement, lui aussi, annonce une débâcle.

Les comparaisons internationales nous montrent en mauvaise position et 10 % à 15 % des élèves qui entrent en 6e sont incapables de suivre. Et qu'est-ce qu'on fait ? On réduit la durée de l'enseignement ! A qui fera-t-on croire qu'il est possible d'apprendre mieux et plus en travaillant moins ? Même le ministre n'a pas osé dire du bien de cette mesure que lui a imposée - dit-on - un président qui n'a décidément pas besoin de réfléchir pour décider.

M. Darcos s'est borné à dire que nous restions "bien au-dessus de la moyenne des pays qui obtiennent les meilleures performances". Mais s'ils réussissent, c'est parce qu'ils répartissent les heures de classe dans toute la semaine. Vingt-quatre heures sur six jours sont beaucoup plus efficaces que sur quatre : tout le monde le sait. Du professeur Debré au docteur Hubert Montagner, les médecins ont répété que six heures de classe pour des enfants de moins de 8 ans, c'est trop pour être efficace.

Avec trente-six semaines de quatre jours, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 1er et le 8 mai, le 11 novembre, cela fera moins de 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Et l'on se plaint du niveau des petits Français ? Il n'y a qu'une chose vraiment importante en éducation : c'est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu'il décrète ?

Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Où sont les défenseurs du niveau, si prompts à dénoncer toute innovation pédagogique ? La vague promesse d'un retour aux bonnes vieilles méthodes les rassure : elles ont fait leurs preuves, disent-ils. Mais à raison de trente heures par semaine, sans compter les heures supplémentaires prodiguées à la veille du certificat d'études. Croient-ils par hasard qu'elles seront aussi efficaces à raison de vingt-quatre heures ?

Avec un cinquième de temps en moins, il leur faudrait un an de plus. Et qu'on ne nous raconte pas qu'on va se concentrer sur les "fondamentaux", alors qu'on ajoute encore des matières. Et les parents d'élèves ? Ce sont les premiers intéressés. Trop contents de disposer du samedi matin, ils se sont bornés à des protestations de principe. Mais on pouvait leur donner cette matinée en prenant celle du mercredi ; un tribunal administratif vient de statuer que c'était compatible avec le catéchisme.

On pouvait aussi généraliser ce qui avait été accepté dans les départements qui avaient adopté la semaine de quatre jours : raccourcir un peu les vacances. Pas du tout : on supprime ces journées supplémentaires. Les princes qui nous gouvernent ne sont pas mesquins... La preuve ? Cette mesure ne rapporte rien au budget ; c'est pur cadeau.

Et les enseignants ? Rendons-leur cette justice : ils n'ont rien demandé. Les institutrices sont les premières inquiètes. Elles qui font travailler les élèves - car la classe n'est pas un cours -, elles mesurent mieux que quiconque l'impossibilité de faire plus avec moins et elles savent qu'on les rendra responsables, demain, des échecs de l'école. Mais comment refuser un cadeau pareil ? Et pourtant, cette mesure compromet, plus que bien d'autres qui provoquent des grèves, l'enseignement de haut niveau et la qualité du service public que les syndicats prétendent défendre.

Le résultat de ces lâchetés et de ces hypocrisies est connu d'avance : le nombre des élèves incapables de suivre en 6e va augmenter. Je dénie à quiconque ne proteste pas aujourd'hui de toutes ses forces contre cette mesure le droit d'ouvrir demain la bouche pour déplorer cet échec majeur.

Ceux qui se prétendent démocrates et défenseurs du service public et ne dénoncent pas aujourd'hui cette entreprise de déconstruction sont des menteurs. Les parents informés des classes moyennes et supérieures sauront compenser, par des recours divers et payants, mais fiscalement avantageux, les insuffisances organisées de l'école publique. Les milieux populaires, eux, feront les frais de cette amputation.

Il ne faut pas se payer de mots. J'attends qu'on m'explique comment des programmes plus copieux contribuent au resserrement sur les fondamentaux, et comment on apprend plus et mieux en travaillant moins.


Antoine Prost est historien de l'éducation.

 

Article paru dans l'édition du 29.05.08

Par FCPE Villecresnes maternelles - primaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 07:43

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